Europe·Prague·voyage

Prague : un départ glorieux en Europe centrale



Un peu d’histoire

La Republique Tchèque a vécu son lot de changements à travers les siècles. Le pays est divisé  en trois territoires distincts et a comme voisin l’Autriche au sud, l’Allemagne à l’ouest, la Pologne au nord-est et la Slovaquie à l’est. Le pays a été  sous le reigne de quatre dynasties distinctes, dont celle de Luxembourg. Après  la deuxième  guerre mondiale, qui a grandement affecté  le pays puisque les Allemands ont pris possession du territoire, le parti communiste a été élu. Malgré desannées  difficiles sous lerégime  communiste et des protestations assez cruelles, ce n’est qu’en 1989 que le tout pris fin sous le nom du « Velvet Revolution ». Quatre années plus tard, en 1993, la Republique Tchèque et la Slovaquie se sont separées pour former deux pays. La séparation fut si paisible que la majorité des gens de notre côté  de l’Atlantique n’en ont jamais entendu parler et réfèrent  aux deux pays sous le nom de leur ancienne union : la Tchéquoslovaquie. Composée de 10,5 millions d’habitants, nous avons pu visiter sa capitale : Prague. Prague est le lieu d’habitation de plus de 1,2 millions de ceux-ci.  

L’horloge atsronomique 


Située dans le « Old Town Square », il est impossible de visiter Prague sans aller la voir. D’ailleurs, des centaines de touristes s’y dirigent pour la voir s’animer lorsquesonne  l’heure. Si vous portez attention a la photo, vous pouvez y observer un petit squelette représentant la mort ainsi que différents autres personnages. Elle a été concue par Mikulàs de Kadàn et Johannes Sindal en 1410. Elle fut non-fonctionnelle pendant plus de 400 ans (le temps de trouver un expert pour la réparer) et a la fin de la deuxième guerre mondiale, elle a dû être réparée à nouveau puisque les allemands l’avaient endommagée. 

L’horloge présente  differentes informati0ns en plus de donner l’heure. On y retrouve la date, la position de la lune et du soleil dans le zodiac ainsi que la période de la journée. Fait interessant : les tchèques ont une journée de « nom ». C’est en quelque sort e comme une deuxième fête en fonction de leur date de nom.  Mon nom ne se traduisant pas en tchèque, nous avons recherché celui d’Alexandre.  Il peut donc, à chaque 27 fevrier, célébrer son anniversaire de nom.

Elle est la plus vieille horloge atronomique fonctionnelle au monde.

La Powder Tower
Cette tour gigantesque faisait partie des clôtures de la ville et est un lieu de repère puisqu’elle sépare la plus vieille portion de la ville de la nouvelle. Elle a été surnommé ainsi puisque de la poudre de canon y était entreposée au 17e siècle. 


La rue où se trouve la « Powder Tower » est surnommée « Wall Street » par les gens locaux puisque l’ensemble des banques opérantes en République Tchèque y ont une succursale. 

Le Pont Charles



Lieu le plus iconique de la ville, le pont est entièrement dédié aux pietons (lire ici touristes). On y retrouve des artisans locaux ainsi que différents kiosques de caricatures et musiciens. Son nom fait référence au Roi Charles IV. Plusieurs statues y sont également érigées. La construction de cette structure en arc est quelques peu nébuleuse puisque l’architecte ayant aposé sa signature au pont ne serait pas celui à l’origine du projet. 

La ville en hauteur

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez sans doute que j’adore faire de la randonnée. C’est pourquoi j’ai saisi l’occassion de monter une petite montagne afin de me rendre à la tour d’observation (quelques 300 marches). Croyez-moi : la vue en vaut le coup! 



Le John Lennon Wall

Le mur contreversé à l’époque communiste est aujourd’hui la toile de milliers de gens qui viennent y inscrire un message de paix et d’espoir. Alors que le portrait de Lennon s’y retrouvait autrefois, aujourd’hui il ne reste plus qu’un gribouillis de « wannabe » artistes parmi lesquels ont retrouve quelques citations intéressantes.



Prague la croyante 
Bien qu’aujourd’hui plus de 70% de la population de Prague se proclame athée, des traces du catholicisme, du protestantisme et du judaisme y sont encore présentes.


La première bataille liée à la Guerre de Trente Ans aurait eu lieu à Prague en 1620. Quelques mois plus tard, le 26 juin 1621, vingt-sept hommes ont été décapités sur la place publique et douze de leurs têtes furent suspendues au  pont Charles. Une enseigne commémorative ainsi que la présence de douze croix dans le pavé situé où l’exécution a eu lieu souligne l’évenement tragique.

L’Église Saint-James

Il y a différentes églises à visiter, mais celle-ci a un petit quelque chose qui la distingue des autres : un squelette de main y pend. Selon la légende, un homme aurait tenté de voler un des chapelet que portait une statue de la Sainte Vierge et celle-ci aurait tenue sa main prisonnière pendant plusieurs jours. Ne trouvant d’autres solutions pour se défaire de l’emprise, sa main fut coupée et suspendue afin de rappeler aux pratiquants ce qui les attends s’ils tentent de voler. Vous pouvez observer celle-ci dans le coin supérieur à droite. 



La Old New Synagogue et le quartier juif



Dès que j’ai lu le nom de cette synagogue sur la carte, mes sourcils ont froncés. Comment quelque chose de vieux peut être neuf? L’explication, dans les faits, est assez simple: ils ont construit la nouvelle synagogue à partir des vieilles pierres selon ce qu’un prophète aurait annoncé. À ce jour, la synagogue sert toujours de lieu de prière pour les 3 000 pratiquants juifs, mais seulement à compter de 19 heures. Le jour, n’importe qui peut la visiter, moyennement les frais d’entrées, puisqu’elle se transforme en musée.

Pour ce qui est quartier juif, ce dernier est riche en histoire considerant que plus de 70 000 d’entres eux se sont retrouvés arrachés à leurs maisons et transportés en camp de concentration où ils y ont laissé leur vie. Un mur a été reconstitué pour représenter le mur qui avait été bati lors de la seconde guerre mondiale pour isoler leur quartier.

On retrouve également deux autres synagogues, dont la synagogue espagnole, qui est la plus décorée de l’Europe centrale. Le cimetière du quartier, qui est surélevé par rapport à la rue, est le plus « spécial » qu’il m’a été donné de voir puisque par souci d’espace, les corps ont été empilés les uns sur les autres. Depuis quelques années, les gens décédés qui pratiquent cette religion trouvent lieu de repos dans un cimetière à l’extérieur de la ville.
La réalité des habitants lors du regime communiste

Il y de ces rencontres dans la vie qui ont un impact plus grand que ce que l’on aurait jamais pu imaginer. Parfois, une simple conversation, sur le coin d’une rue, change entièrement notre vision des choses. Pour moi, faire la rencontre de Jana à Prague a été ainsi. Elle nous est arrivée par surprise et nous a tant appris en une courte période de temps. Elle nous a permis d’avoir un accès privilégié sur la réalité du peupletchèque en plus d’etre une encyclopedie vivante de tous les lieux que nous avons croisés avec elle. Née en 1977, Jana a vecu lespremières années de son enfance dans un monde assez fermé. Elle nous expliquait avec stupeur qu’elle n’avait jamais entendu parler d’un kiwi avant d’atteindre l’age de 12 ans. Lesfrontières étant fermées à l’importation, elle ignorait totalement comment le déguster .Résultat : elle a croqué dedans comme si c’etait une pomme. Cette anecdote peut sembler anodine à première vue, mais à mes yeux elle raconte beaucoup etdémontre à quel point la vie estdifférente un peu moins de 30 ans plus tard alors que l’on peut se procurer n’importe quel fruit au marché du coin. Autre information importante qu’elle nous a transmise : la langue seconde enseignée était obligatoirement le russe et ce, pendant plusieurs décennies. Lorsque l’option d’apprendre l’anglais ou l’allemand fut présentée, le pays s’est retrouvé en pénurie d’enseignantes compétentes. Jana explique d’ailleurs l’accent russe perceptible chez la majorite des tchèques qui parlent anglais par cela. Malgré ce que je viens de dire, sachez que si vous sortez de Prague, et j’irais meme jusqu’à dire du secteur touristique de la capitale, l’Anglais se fait assez rare et les gens de plus de 30 ans ne le parlent et le comprennnent qu’un minimum. Aux dires de Jana, la fin du régime communiste a été acclamé par plusieurs mais a égalément modifié certaines habitudes et réduites la qualité de la nourriture et des vêtements vendus dans le pays. Comme elle nous l’a fait remarquer, nous avions des jeans pour quelques dizaines de dollars au H&M alors que dans son enfance les gens économisaient la paie mensuelle pour pouvoir s’en procurer. Les effets de la mondialisation semblent beaucoup plus apparents dans un contexte comme le sien où elle l’a vu arriver d’un coup plutôt que de façon graduelle comme ce fut le cas pour les gens en Amérique du Nord.

Cette article n’est qu’un petit aperçu des richesses que Prague détient. Je vous la dévoilerai davantage dans des articles futurs. Merci de votre patience et de me suivre comme vous le faites!

Gardez votre coeur d’explorateur (virtuel ou non) 🙂

À bientôt,

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Une réflexion sur “Prague : un départ glorieux en Europe centrale

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