Pensées et Réflexions

Lorsque « nous » est signe du passé…

Le texte qui suit est le résultat d’une conversation que j’ai eu avec un ami hier soir. Bien que je n’ai pas toujours été sur la même longueur d’onde avec lui concernant les amitiés homme-femme, j’ai eu un déclic hier qui m’a fait réaliser qu’il avait certains aurguments valables concernant les amitiés entre « exs ». Voici donc ce qui a émergé de cet échange. 🙂

……..

Je t’ai aimé. Il n’y a aucun doute là-dessus. Par contre, la vie a changé.. Ou est-ce moi? Peut-être que c’est toi au fond qui n’est plus le même ou peut-être n’étais-tu pas celui que je voulais que tu sois ou que j’espérais que tu deviennes. Peu importe, tout cela est du passé. Et je l’admets, parfois le passé se fraye un chemin, un petit espace dans lequel tu réapparais. Une pensée, un sourire arraché du coin des lèvres, un vague souvenir ou un endroit qui me ramène à l’époque de ma vie où toi et moi formions un pronom homogène. Le fameux « nous », emblême de tous les couples dévoués amoureux qui ne deviennent qu’une entité par moment. Le « nous » qui fait grincer des dents aux auditeurs lorsqu’il est utilisé maladroitement comme dans l’exemple du :  nous sommes enceintes. Le « nous » que nous avons utilisé tant de fois comme identité en parlant de toi et moi. Le « nous » qui aujourd’hui ne représente pas les mêmes unités humaines qu’à l’époque où il s’échappait de nos bouches.

Je peux sembler obsédée par l’utilisation de ce pronom, mais c’est qu’il est difficile pour moi de ne pas réagir lorsque j’entends des gens l’utiliser par rapport à une histoire du passé. Aussi étrange que cela puisse paraître, je fais maintenant partie de ces gens qui croient qu’il vaut mieux tourner la page sur le passé, aussi difficile que cela puisse être. Lorsque le « nous » n’est plus et qu’il n’a plus de raison d’être, il devient difficile de le transformer en « lui et moi ». Par habitude, ou peut-être par confort, on se replonge dans le « nous » sans se questionner alors que ce dernier est éphemère. Un fantôme dans un lieu abandonné. Un amas de poussière dans un coeur cicatrisé. Il n’y a plus de « nous » pour représenter qui nous étions… C’est « Je suis allée avec Nomd’ex » qui remplace « nous sommes allés ». Et bien honnêtement, par respect pour le magnifique homme avec qui je partage ma vie, c’est parfait comme ça. Le « nous » c’est lui et moi. Il n’y a plus de place pour toi dans cette équation.

Alors pourquoi? Pourquoi continuer de se parler et d’entretenir des relations qui ne nous apportent absolument rien de constructif dans nos vies? Que la relation se soit bien terminée ou pas, il est toujours étrange de voir notre ancienne tendre-moitié évoluer dans les bras de quelqu’un d’autre et réaliser des projets de vie qui, a une certaine époque, étaient ceux que vous partagiés. Cela ne signifie pas pour autant que je ne suis pas  heureuse de voir mes anciens partenaires épanouis et heureux! Au contraire! Mais, lorsque je m’arrête pour y songer sérieusement, ça ne me sert à rien de le savoir…

Alors oublions ce « nous » qui n’est plus sans pour autant oublier tous les moments passés ensemble et l’histoire partagée. Surtout, ne laissons pas un ancien « nous » empêcher à une relation dans le  présent de se développer en insistant pour garder une idée vivante alors que le livre est déjà dans les archives… Comme le dit la célèbre citation de quelqu’un dont j’ignore l’identité : tu ne pourras jamais écrire une nouvelle histoire si tu relis sans cesse les chapitres de l’ancienne.

Bon dimanche à tous 🙂

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