Cuba·Sud·voyage

Le nouvel an à Cuba

Je dois l’admettre en commençant : avant même de partir pour Cuba, je savais que j’allais être déçue. Par contre, comme l’année 2014 avait été difficile, je n’ai pas hésité un instant lorsque mon ami a lancé l’idée de défoncer le nouvel an au soleil avec de l’alcool à volonté. De plus, comme j’ai un besoin de découvrir de nouveaux endroits et que je saute sur toutes les occasions qui peuvent m’amener ailleurs, je me suis lancée tête première. Voici donc les grandes lignes de notre voyage à Cuba. 

Un départ difficile 

S’il y a une chose que j’ai appris en me rendant à l’aéroport le matin du 30 décembre, c’est que les nuits blanches se font bien plus difficilement passé l’âge de 25 ans. Comme nous devions quitter à 5:30 pour assurer notre enregistrement et notre vol, nous avons eu la brillante idée de ne pas se coucher en se disant que nous l’avions fait à plusieurs reprises dans le passé. Erreur numéro un : nous étions des zombies en attendant l’embarquement.  

 

Échange de devise

Il existe deux devises à Cuba, mais les touristes utilisent presqu’exclusivement le peso convertible cubain (CUC). Celui-ci peut être acheté une fois atteri sur l’île, mais il faut être patient puisque les commis des comptoirs ne sont pas les plus rapides. En fait, s’il faut savoir une chose de Cuba, c’est que la patience est d’or puisque tout semble au ralenti là-bas comparativement au mode de vie effréné auquel nous sommes habitués ici. Aussi important à savoir, un Visa doit être payé, au moment de la sortie du pays, en argent comptant (35CUC).

L’hôtel : Club Amigo Ancòn

  
Le resort où nous avons passé la semaine était propre, bien entretenu et situé directement sur la plage. Il y avait suffisamment de chaises et de palapas pour l’ensemble des voyageurs et les employés étaient très gentils. Pour ma part, j’ai eu un coup de coeur quasi-instantané pour Hector, le barman de la piscine. Souriant et chaleureux, il avait toujours le cocktail parfait et il m’a concocté des smoothies à plusieurs reprises les matins où mon estomac ne pouvait pas supporter les plats du buffet ou encore lorsque je me levais trop tard pour aller déjeuner. J’ai beaucoup discuté avec lui et il m’a parlé de sa femme et ses enfants ainsi que la vie quotidienne des gens locaux. Bref, beaucoup de beaux échanges. 

En contre-partie, l’hôtel a manqué de bananes à la moitié de notre séjour et la nourriture laissait souvent à désirer. Comme je suis allergique aux fruits de mer, je n’osais pas prendre les plats dans le buffet puisqu’une seule cuillère de service était utilisée pour les 6 plats. Cela dit, les pâtes faites sur mesure et le poisson grillé sont des options viables. Aussi, il est possible de se rendre dans les hôtels voisins pour manger et pour l’avoir fait une fois, il y avait nettement plus d’options.

  
La plage 

La plage s’étend sur quelques kilomètres et offre des couchers de soleil splendides. Il s’agit d’une plage publique alors il faut s’attendre à se faire approcher par les locaux, mais de manière générale cela n’a pas été problématique.   
Contrairement aux plages de Riviera Maya, la plage n’est pas idéale pour faire du snorkling. Les vagues sont trop nombreuses et cela rend l’eau brouillée. Cela dit, c’est idéal pour la baignade et suffisamment tranquille pour y lire un bon livre. 


La ville de Trinidad

Anciennement une colonie espagnole, la ville de Trinidad a été déclarée comme appartenant au patrimoine de l’UNESCO en 1988. Bien qu’elle se situe à 12 kilomètres de la plage d’Ancòn, elle demeure calme et plutôt inaffectée par les hordes de touristes qui sont de passage sur l’île. En effet, à l’exception d’un marché aux puces qui cible clairement les touristes canadiens, on retrouve peu d’attraits purement désignés pour attirer les visiteurs. Elle offre plutôt un retour dans le temps avec des églises oubliées, des habitations colorées et des rues cahoteuses qui ont beaucoup à raconter. Je m’y suis promenée pendant quelques heures sous le soleil brûlant et j’ai réussi à me perdre. À un moment, une petite fille m’a offert une fleur pour mettre dans mes cheveux. Un peu plus loin, une vieille dame a essayé de communiquer avec moi, mais mon espagnol n’étant pas aussi bon que je le souhaiterais, n’y est pas arrivée. Heureusement pour moi, après quelques heures à tourner en rond, un gentil monsieur cubain a offert de me reconduire jusqu’à l’hotel pour moins cher que le prix des taxis. 

    

 

La Cueva 

Comme nous avons visité Cuba pendant les Fêtes, nous avions le coeur à la célébration.  Si vous allez dans le coin d’Ancòn/Trinidad, je vous recommande fortement une soirée à La Cueva. Voici ce qui vous attend pour 3 pesos : deux consommations gratuites, un DJ en direct et une ambiance de club incomparable. Le tout se déroule, comme son nom l’indique, à l’intérieur d’une grotte. En boni, vous aurez peut-être la chance de rencontrer des gens extravertis qui vous proposeront de faire de l’échangisme ou encore des chaleureux italiens qui vous offriront des consommations gratuites. Chose certaine, vous sortirez de là avec des anecdotes tordantes. Important à noter: les cubains, et tout particulièrement les chauffeurs de taxi, ne parlent pas italien, peu importe la quantité d’alcool que vous consommez. Inutile de vous acharner. 

Pour conclure.. 

Cuba était exactement comme je m’y attendais : bondée de touristes québécois qui laissent une partie de leur savoir-vivre à la maison. Bien qu’on ne s’y rend pas pour une expérience gastronomique, ses plages parviennent à compenser le manque de diversité culinaire. Par-dessus tout, je garde de Cuba de bons souvenirs de moments passés avec un vieil ami. Les discussions existentielles que nous avons eu en regardant la lune, le découragement partagé du comportement d’une amie rencontrée là-bas et la nuit blanche passée à démeler mes cheveux font que je retiens beaucoup de bons souvenirs du voyage. Comme quoi, parfois, on se retrouve quelque part sans intention et on en ressort en se disant qu’il y a certaines personnes dans la vie qui feront tout pour nous aider et qu’il est important de ne pas les bouder trop longtemps quand ils manquent de jugement. Dans tous les cas, vomir sur leur maillot de bain est une douce revanche efficace (même si ce n’est pas intentionnel).  

 Merci Stéphane d’avoir fait ce voyage avec moi. 🙂 

À bientôt, 

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